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Indépendant complémentaire : statut, cotisations et impôts
Mis à jour le 21 octobre 2026

Indépendants · Mis à jour le 9 octobre 2026 · 4 min de lecture
Tester un projet tout en gardant la sécurité d’un emploi salarié : l’activité d’indépendant à titre complémentaire séduit de plus en plus de Belges. Voici ce qu’il faut savoir avant de vous lancer.
✎ À compléter : auteur de l’article (membre de l’équipe)
Qui peut être indépendant à titre complémentaire ?
Selon l’INASTI, vous êtes indépendant à titre complémentaire si, parallèlement à votre activité indépendante, vous exercez une autre activité professionnelle pour le compte d’un employeur (en principe au moins à mi-temps), ou si vous bénéficiez d’un revenu de remplacement lié à une activité salariée ou de fonctionnaire que vous n’exercez plus.
Si votre emploi salarié passe sous ce seuil ou s’arrête, vous devez en informer votre caisse d’assurances sociales : vous pourriez alors devenir indépendant à titre principal.
Les démarches pour démarrer
Comme tout indépendant, vous devez :
- vous inscrire à la Banque-Carrefour des Entreprises via un guichet d’entreprises ;
- vous affilier à une caisse d’assurances sociales au plus tard au début de votre activité ;
- régler votre situation à la TVA auprès du SPF Finances ;
- vérifier, le cas échéant, l’accord de votre employeur (clause d’exclusivité ou de non-concurrence dans votre contrat) et, si vous bénéficiez d’allocations, les règles de cumul.
En tant qu’indépendant à titre complémentaire, vous avez les mêmes obligations légales qu’un indépendant à titre principal.
Combien de cotisations sociales en 2026 ?
C’est l’atout majeur du statut. Selon l’INASTI, pour 2026 :
- si votre revenu professionnel est inférieur à 1 922,16 €, vous ne payez pas de cotisations sociales ;
- entre 1 922,16 € et 17 374,08 €, vous payez une cotisation réduite (20,50 % du revenu, avec un minimum de 98,51 € par trimestre) ;
- à partir de 17 374,08 €, vous cotisez comme un indépendant à titre principal.
Pendant vos premières années d’activité, une cotisation provisoire forfaitaire (98,51 € par trimestre) est en principe réclamée, puis régularisée lorsque vos revenus réels sont connus. Ces montants s’entendent hors frais de gestion de la caisse.
Bon à savoir : avec des cotisations nulles ou réduites, vous ne vous constituez pas de droits sociaux supplémentaires ; vous conservez ceux liés à votre activité principale.
La TVA : franchise ou régime normal ?
Si votre chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 25 000 € hors TVA, vous pouvez opter pour le régime de la franchise de la taxe : vous ne facturez pas la TVA, mais vous ne la récupérez pas non plus sur vos achats, et vous êtes dispensé de déclarations TVA périodiques. Vous devez toutefois communiquer votre chiffre d’affaires annuel au SPF Finances avant le 31 mars, et la facturation électronique structurée s’applique, en principe, aussi à vos factures adressées à d’autres entreprises belges.
Le régime normal peut être plus intéressant si vous avez beaucoup d’investissements ou si vos clients sont essentiellement des entreprises assujetties. À analyser au cas par cas.
Et l’impôt ?
Vos bénéfices d’indépendant (recettes moins frais professionnels) s’ajoutent à vos autres revenus et sont imposés à l’impôt des personnes physiques, aux taux progressifs. Concrètement, ils sont souvent taxés à votre taux marginal, parfois élevé lorsque vous avez déjà un bon salaire. Il est donc important :
- de bien documenter vos frais professionnels (matériel, véhicule, part de votre domicile, formation…) ;
- d’envisager des versements anticipés pour éviter une majoration d’impôt et une mauvaise surprise ;
- de remplir correctement les cadres spécifiques de votre déclaration, qui bénéficie d’un délai plus long lorsqu’elle comporte des revenus d’indépendant.
En résumé
- Statut réservé aux personnes qui ont une activité salariée (en principe au moins à mi-temps) ou un revenu de remplacement.
- Pas de cotisations sociales sous 1 922,16 € de revenu en 2026 ; cotisation réduite jusqu’à 17 374,08 €.
- Franchise de TVA possible sous 25 000 € de chiffre d’affaires annuel.
- Les bénéfices s’ajoutent à vos autres revenus pour l’impôt.
Conclusion
Bien préparée, une activité complémentaire est un excellent tremplin. Chez Fiducae, nos tarifs pour les indépendants à titre complémentaire démarrent à 75 € par mois HTVA. Parlons de votre projet : 071/15.94.62.
Sources officielles :
- INASTI – Indépendant à titre complémentaire : inasti.be/fr/independant-titre-complementaire
- INASTI – Cotisations sociales 2026 (brochure) : inasti.be/fr/publications/cotisations-sociales
- SPF Finances – Régime de la franchise de taxe pour les petites entreprises : finances.belgium.be/fr/entreprises/tva/assuje…
- SPF Finances – Calendrier TVA : finances.belgium.be/fr/entreprises/tva/calend…
Cet article fournit une information générale à la date indiquée et ne remplace pas un conseil personnalisé.
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