Rémunération ou dividendes : optimiser la rémunération du dirigeant

Mis à jour le 21 octobre 2026

Rémunération ou dividendes : optimiser la rémunération du dirigeant

Sociétés · Mis à jour le 9 octobre 2026 · 4 min de lecture

Vous avez créé votre société, elle dégage des bénéfices… et maintenant, comment vous payer ? Salaire, dividendes, réserves : chaque formule a ses avantages et ses coûts. Le secret réside dans le bon dosage.

✎ À compléter : auteur de l’article (membre de l’équipe)

Levier n° 1 : la rémunération de dirigeant

La rémunération que vous verse votre société est, en principe, déductible de son bénéfice imposable. Pour vous, elle est imposée à l’impôt des personnes physiques, aux taux progressifs, et elle entre dans la base de calcul de vos cotisations sociales d’indépendant.

Elle joue aussi un rôle clé pour la société : pour bénéficier du taux réduit de 20 % à l’impôt des sociétés sur la première tranche de 100 000 € de bénéfice (au lieu du taux normal de 25 %), une PME doit notamment verser à au moins un dirigeant une rémunération minimale. Ce montant est indexé ; plusieurs sources professionnelles l’annoncent à 51 000 € pour l’exercice d’imposition 2027 (revenus 2026), ou l’équivalent du bénéfice imposable si celui-ci est inférieur. ✎ À valider : montant officiel

Autre atout : une rémunération suffisante permet de financer un engagement individuel de pension (EIP), car le montant de la pension complémentaire est lié à la rémunération (règle des 80 %).

Levier n° 2 : les dividendes

Les dividendes sont prélevés sur le bénéfice après impôt des sociétés. Ils ne sont pas déductibles pour la société et sont soumis, pour vous, à un précompte mobilier, en principe de 30 %, qui est libératoire : vous n’avez en principe pas à les déclarer ensuite. Des régimes à taux réduit existent sous conditions, notamment pour les actions de PME émises dans le cadre du régime dit « VVPRbis ». ✎ À valider : conditions et taux du régime VVPRbis applicables à la société du client

Les dividendes n’entrent pas dans la base des cotisations sociales, mais ils ne constituent pas une « rémunération » pour le calcul de la rémunération minimale ni pour l’EIP.

Levier n° 3 : la réserve de liquidation

Les PME peuvent affecter tout ou partie de leur bénéfice après impôt à une réserve de liquidation, moyennant une cotisation distincte de 10 %. Cette réserve peut ensuite être distribuée à un taux de précompte réduit :

  • pour les réserves constituées à partir du 31 décembre 2025 : 9,8 % si la distribution intervient après un délai d’au moins trois ans, 30 % avant ce délai ;
  • pour les réserves constituées jusqu’au 30 décembre 2025 : l’ancien régime reste d’application (5 % après cinq ans, 6,5 % entre trois et cinq ans, 20 % avant trois ans) ;
  • en cas de liquidation de la société : pas de précompte complémentaire, sous réserve d’une nouvelle règle anti-abus applicable depuis le 1er juillet 2026 lorsque le bénéficiaire exerce, dans les trois ans, une fonction de dirigeant dans une société exerçant des activités similaires.

La réserve de liquidation est un outil de capitalisation à moyen ou long terme : elle convient lorsque vous n’avez pas besoin immédiatement de ces liquidités.

Comment trouver le bon équilibre ?

Il n’existe pas de formule universelle. Les principaux critères sont :

  • vos besoins privés : de combien avez-vous réellement besoin chaque année ?
  • la rentabilité de la société et sa capacité à verser une rémunération minimale ;
  • vos projets : investissements, emprunt, achat immobilier (les banques regardent vos revenus personnels) ;
  • votre pension : souhaitez-vous constituer un EIP ?
  • l’horizon : distribution immédiate, dans trois ans, ou à la liquidation ?

Une combinaison fréquente consiste à verser une rémunération au moins égale au minimum requis, à compléter éventuellement par des avantages de toute nature encadrés et des dividendes, et à placer une partie du solde en réserve de liquidation. Mais seule une simulation sur vos chiffres permet de trancher.

En résumé

  • Rémunération : déductible pour la société, imposée à l’IPP, soumise aux cotisations ; indispensable pour le taux réduit à l’ISoc et pour l’EIP.
  • Dividendes : précompte mobilier de 30 % en principe, taux réduits sous conditions.
  • Réserve de liquidation : 10 % à la constitution, puis 9,8 % après trois ans (nouveau régime).
  • Le bon dosage dépend de vos besoins, de vos projets et de votre horizon.

Conclusion

La rémunération du dirigeant est l’un des leviers d’optimisation les plus puissants… et les plus techniques. Fiducae réalise pour vous une simulation chiffrée et vous propose la combinaison la plus adaptée, chaque année. Réservez un entretien-conseil : 071/15.94.62.

Sources officielles et professionnelles :

✎ À valider : remplacer la source BDO par la circulaire ou le texte de loi officiel lors de la relecture par Fiducae

Cet article fournit une information générale à la date indiquée et ne remplace pas un conseil personnalisé.

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